Rechercher

LES VASES ACOUSTIQUES


Bonjour À tous et bienvenue dans la Collegia.

Avez-vous déjà entendu parler des vases acoustiques ?

Présents dans les murs et parfois sous le sol des églises médiévales.

Leur fonction souvent discuté serait supposément destiné à améliorer ou de modifier le son de la voix du prêcheur ou des chanteurs.

Des expériences ont montré que des vases placé à certain point de l’édifice ont tendance à absorber une partie des résonances plutôt que d'amplifier les sons.

L'utilisation des vases acoustiques remonte à l'Antiquité. Des récipients en bronze étaient insérés dans des niches afin de modifier l'acoustique des théâtres grecs et romains.

Leur utilisation a été décrite par Vitruve dans son ouvrage De architectura : dans le cinquième livre portant sur les théâtres, il décrit comment les dimensionner et où les placer.

Il préconise de limiter leur emploi aux théâtres construits en pierre et en marbre, qui « ne produisent aucune résonance » précise-t-il.

De ces vases d'airain, aucun exemplaire n'a pu être retrouvé, mis à part dans le théâtre de Scythopolis, équipé de niches pour les vases résonateurs.

C’est Au Moyen-Age, que le vase acoustique va réapparaitre : on en trouve dans environ deux cents églises, dont la moitié en France.

Ces vases ont de nombreuses formes et des positionnement variés. Contrairement à ceux décrits par Vitruve, ils sont en terre cuite et scellés dans la structure des édifices.

Les vases acoustiques se présentent sous forme d’un ou de plusieurs vases que les constructeurs ont insérés dans la maçonnerie afin de donner à l’espace considéré un certain rendu sonore propre, une qualité acoustique désirée.

Parfois confondu avec des trou de boulin un sondage rapide peu permettre des les détecter

On les rencontre tantôt dans les basiliques et tantôt dans les chapelles et, bien que répartis dans toute l’Europe, ils ne sont pas systématiquement employés

Les nombreux exemples retrouvés sont de types si différents qu’il est difficile de tirer une conclusion générale quant à cette pratique par le fait de la diversité des formes rencontrées (de l'amphore à la jarre et de la diversité des endroits d’implantation observés tantôt dans le chœur, tantôt dans les murs latéraux ou encore dans les voûtes)

On peut imaginer que ces vases sont placé à la fin de la construction, avec dans l esprit d’accorder le monument un peu à l instar d’un instrument de musique


Les textes de Vitruve décrivent bien les résonateurs de l’époque romaine, même si aucun n'a retrouvé ;


En revanche beaucoup d’exemplaires de poteries acoustiques médiévales on été retrouvé et conservé, mais aucun texte sur leur fonction ne nous est parvenu

René Floriot, ayant étudié ces vases, a démontré qu’ils sont avant tout des « correcteurs d'acoustique » : leur action se joue essentiellement sur les ondes stationnaires des fréquences propres de la salle et de ses harmoniques.


De plus, ils absorberaient en partie les fréquences autour de deux cents hertz et nivelleraient les pics des temps de réverbération.

À l’opposé des vases d’airain dont parle Vitruve, qui rendent la voix des acteurs « plus forte et plus claire »


Les vases acoustiques du Moyen Âge ont un pouvoir absorbant et régulateur dans les tessitures graves,


On voit donc bien une différence entre vase acoustique antique et vase acoustique médiévaux


L’un serait plus destiné a amplifier le son et le second a en atténuer certain

Merci d’avoir suivi cet épisode


On se retrouve bientôt pour de nouvelles vidéos sur la chaîne

A bientôt et bonne route sur la voie




4 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout